Internet, un monde virtuel ? Certainement pas pour la couche d’ozone

datacenter

Internet, digital, virtuel, cloud. Voici quelques exemples du vocabulaire et de cette sémantique qui nous ont habitué indirectement à considérer Internet comme un monde totalement dématérialisé.

Et pourtant derrière le monde du virtuel se cache une réalité bien concrète, elle. Cette réalité, c’est la consommation électrique des appareils nécessaires pour accéder à Internet (ordinateurs personnels, écrans et mobiles) et pour le faire fonctionner et stocker l’information (data center).

Lorsque vous lancez une recherche sur un moteur de recherche, que vous regardez une vidéo ou bien que vous consultez vos mails, vous faites tourner de machines qui vous délivrent l’information.

carbon


Cette consommation globale est estimée à 830 millions de tonnes de carbone par an (1), soit 2% des émissions globales liées aux activités humaines. C’est la même consommation que celle du secteur de l’aviation. Et l’on estime que cette part va doubler d’ici 2020 pour atteindre 4%.

Alors que peut-on faire pour diminuer son empreinte carbone ? Réduire sa consommation internet ? Difficile surtout dans notre société actuelle où Internet est devenu souvent un outil très utile aussi bien pour le travail que pour la vie personnelle. Bien qu’une petite coupure d’Internet ne fasse pas de mal de temps à autres, n’existe-t-il pas d’autres manières de diminuer son bilan carbone « numérique » ?

Eh bien il existe différentes méthodes qui permettent de diminuer voire d’annuler son bilan carbone. Il s’agit en fait d’utiliser les mêmes outils que ceux du quotidien mais de préférer des entreprises qui s’engagent sur l’impact carbone de ces services. Prenons par exemple les moteurs de recherche. Selon une étude du chercheur d’Harvard Alex Wissner-Gross, chaque recherche génère environ 6g de C02 (2) (contre 0,2g annoncé par Google). Ainsi, il existe des moteurs de recherche qui s’engagent de manière transparente à compenser leur impact carbone. Faire des recherches sur ces moteurs permet donc de réduire son impact carbone. Mais il en est de même pour des services d’e-mail. On peut d’ailleurs réduire son empreinte carbone mail en évitant de multiplier le nombre de destinataires. Envoyer un mail à 10 destinataires multiplie par 4 l’impact sur le changement climatique, a calculé l’ADEME.

C’est pour ces raisons là que Lilo a mis en place un système de compensation carbone de ses émissions mais également des émissions des technologies des moteurs de recherche qu’il utilise. Ainsi, en utilisant Lilo, vous compensez également le carbone de Google, Bing et Yahoo.

Et vous, quels sont vos outils et astuces pour diminuer votre impact carbone ?

Voici une petite vidéo qui illustre très bien ce phénomène :

Sources :
http://www.acs.org/content/acs/en/pressroom/presspacs/2013/acs-presspac-january-23-2013/toward-reducing-the-greenhouse-gas-emissions-of-the-internet-and-telecommunications.html
http://www.theguardian.com/technology/blog/2009/jan/12/google-carbonfootprints
NB : L’émission de CO2 n’engendre pas de problème sur la couche d’ozone. La couche d’ozone est détruite par les émissions de composés CFC, HFC, et autres

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